Commission pour la relève universitaire et l’égalité KANG

Promotion de la relève et égalité à la Faculté vetsuisse : deux thèmes qui nous importent !

La Commission pour la relève universitaire et l’égalité (Kommission für akademischen Nachwuchs und Gleichstellung, KANG en allemand) est une commission permanente ancrée dans le règlement de la faculté.

La mission et le but de la KANG sont de préserver l’égalité de toutes les collaboratrices et collaborateurs de la Faculté vetsuisse, de reconnaître leur potentiel et de promouvoir leur carrière. La KANG développe l’envie de changer les structures devenues obsolètes et agit afin que les conditions de travail s’adaptent aux besoins d’aujourd’hui.

La KANG aide les services et instituts à créer des conditions de travail intéressantes et respectueuses de la vie familiale, encourage l’égalité des chances et apporte sa contribution à la formation de la relève scientifique.

Les préoccupations associées à l’égalité sont intégrées à tous les niveaux, dans tous les processus (et notamment dans les processus d’encadrement), ainsi que dans toutes les mesures. La KANG s’engage en outre à participer à la mise en œuvre du plan d’égalité de la Faculté vetsuisse.

Gaby Hirsbrunner, responsable de commission et déléguée de la Faculté vetsuisse dans la Commission pour l’égalité entre hommes et femmes auprès de l’Université de Berne, DKV
Irene Adrian-Kalchhauser, DIP 
Cord Drögemüller, DCR-VPH
Christine Göpfert, DIP
Alexander Grahofer, DKV 
Eliane Marti, DCR-VPH
Anna Oevermann, DCR-VPH
Simone Schuller, DKV
Herrendorf Elina, représentante d’association d'étudiant
Silvie Klein-Franke coordinatrice pour l’égalité auprès de la Faculté Vetsuisse

 

Le modèle des 120 % en pratique

Le modèle des 120 % a été lancé à la Faculté vetsuisse en 2010. Son but est de contribuer à une meilleure compatibilité entre vie de famille et carrière et à assurer la continuité dans le parcours professionnel. Les post-doctorants, résidents et doctorants avec des obligations familiales, p. ex. parentales, peuvent ainsi demander une baisse de leur temps de travail de 100 % à ≥ 60 % pendant un an au maximum et compléter ce temps perdu par l’embauche d’un-e technicien-ne ou d'un-e doctorant-e à ≤ 60 %.

Le temps de travail total s’élève alors à 120 %. Pendant l’année concernée, le ou la technicienne ou doctorante augmente donc son temps de travail alors que la personne profitant de la subvention réduit le sien. Le ou la technicienne ou doctorante se charge alors de travaux de laboratoire ou cliniques urgents, que l’on ne peut décaler, pour permettre la poursuite des projets de recherche dans le cadre courant. L’intégration peut débuter avant même le début de la période à 120 %. Il va de soi que, pour que ce modèle des 120 % soit une réussite, les deux personnes doivent bien s’entendre, travailler en étroite coopération et communiquer ouvertement. La collaboration accrue permet aussi de générer de nouvelles idées dans certains cas.

La flexibilité dans le soutien est essentielle

Les personnes souhaitant bénéficier du modèle des 120 % doivent déposer une demande auprès de la Commission pour la relève universitaire et l’égalité KANG. Lors de l’examen des demandes, le critère décisif pour l’attribution réside dans l’utilisation de l’aide pour poursuivre les objectifs de carrière à venir. Nous tenons vraiment à un examen généreux de toutes les demandes. Ainsi, une personne aidée nous a par exemple demandé si elle pouvait utiliser une partie des sommes versées pour une journée supplémentaire en crèche, lui permettant ainsi d’analyser et également de publier les résultats recueillis. Nous avons tout naturellement subventionné ce plan ! Une autre dame devait aller recueillir des données cliniques dans un grand troupeau de vaches à l’étranger pendant sa grossesse. La personne concernée souffrant de manière inattendue de complications, le montant a pu être utilisé par une autre personne qui est allée recueillir les données à sa place.

Résultats positifs pour les personnes aidées et la Faculté vetsuisse
Les personnes aidées jusqu’à présent en tirent des résultats positifs : toutes confirment que le modèle crée plus de flexibilité en matière de localisation et de temps. Les femmes prennent du temps pour allaiter avec moins de stress, les enfants peuvent intégrer une solution de garde externe avec plus de flexibilité et les moments les plus mouvementés de la vie familiale sont abordés avec plus de sérénité. Le modèle des 120 % a non seulement permis de réaliser des travaux indispensables et de rendre des projets dans les temps, mais également de donner plus de liberté aux personnes elles-mêmes. L’une des conséquences est une approche plus ciblée des nouveaux projets. Toutes les personnes aidées ont été en mesure de rédiger des publications et des discours pour des conférences lors de leur année d’aide, voire même de terminer leur habilitation.

Grâce à ces expériences positives, la Faculté vetsuisse est persuadée que le modèle des 120 % représente une mesure d’aide prometteuse et, de plus, rentable. Les exemples prouvent que des projets de recherche ont été poursuivis avec succès grâce à cette mesure et que le retour à la vie professionnelle a pu se faire avec plus de flexibilité.

Vous aussi faites votre demande et profitez du modèle des 120 % !

La création de solutions dites des 120 % (20 % de temps de chevauchement) en clinique et dans la recherche afin de remédier aux absences liées à la grossesses ou à des charges familiales. Les postes à 100 % permettent ainsi par exemple de créer :

  • Post-doctorat 60 % et assistance technique 60 %
  • Post-doctorat 70 % et assistance technique 50 %
  • Post-doctorat 80 % et assistance technique 40 %

Le montant maximal perçu s’élève à 12 160.- Fr. par personne et la durée maximale de l’aide est de 12 mois. Les demandes faites par des personnes ne travaillant pas à temps plein sont ajustées en conséquence. Les demandes pour cette mesure peuvent être déposées par la relève universitaire pendant la grossesse et jusqu’à deux ans après l’accouchement.

Documents à fournir

  • Curriculum vitae
  • Motif de la demande
  • Lettre de recommandation de la ou du supérieur hiérarchique
  • Montant de l’aide demandée

Les demandes peuvent être déposées toute l’année auprès de la PD Dr med. vet. Gaby Hirsbrunner gaby.hirsbrunner@vetsuisse.unibe.ch. Elle sera heureuse de vous renseigner.

 

Le programme de tutorat VetMENT s’adresse à tou-te-s les doctorant-e-s, étudiant-e-s en PhD et assistant-e-s, à tou-te-s les résident-e-s et post-doctorant-e-s, tou-te-s les maître-assistant-e-s et professeur-e-s assistant-e-s de la Faculté vetsuisse à l’Université de Berne.

VetMENT est un instrument de promotion individuelle de la relève, avec quatre objectifs principaux :

  • Soutenir activement la relève scientifique de la Faculté vetsuisse dans son parcours professionnel.
  • Établir des relations avec des scientifiques nationaux et internationaux de haut niveau et ainsi permettre l’accès à des réseaux afin d’apprendre à créer les siens.
  • Renforcer les compétences au moyen d’ateliers et préparer la relève de manière idéale à son parcours universitaire.
  • Mettre en réseau la relève scientifique de la Faculté vetsuisse.

Le tutorat est une méthode originaire des États-Unis qui sert à promouvoir de manière ciblée la relève dans la science, la politique et l’économie, et notamment pour les femmes. Dans les sciences, le tutorat a également pour but une critique des sciences et de l’institution avec pour vocation claire un changement de structure et culturel des mentalités (p. ex. question de travail à temps partiel aux échelons supérieurs). Les aspects biographiques (trous dans les curriculum vitæ en raison d'obligations familiales) créent de l’inégalité. Les structures et les étapes professionnelles sont en partie axées sur des modèles de vie obsolètes, dans le monde universitaire en particulier. Pour le VetMENT, l’objectif premier est d’apprendre aux personnes tutorées à reconnaître et exploiter les opportunités. Leurs échanges avec leurs tuteurs et tutrices doivent les motiver à planifier activement leur carrière. Ces échanges permettent en outre un « échange accéléré de connaissances » : la coopération avec des femmes et des hommes du milieu universitaire et de la vie pratique permet d’apprendre les règles et de plus rapidement identifier cette habitude dominante.

L’entretien de Kristina Rehberger et Karin Ingold vous donne un aperçu d'une relation tandem entre une étudiante tutorée et une tutrice (01/2016 VetsuisseNEWS (PDF, 8.3 MB)).

Pour de plus amples informations sur le déroulement, le programme-cadre et la relation one-to-one entre la ou le tutoré et la ou le tuteur, suivez ce lien.

Nous avons suscité votre intérêt ?

Le prochain programme de tutorat débute en juin 2018 et dure jusqu’en décembre 2019. Inscrivez-vous !

Dr Patricia Felber est responsable de la coordination du projet patricia.felber@vetsuisse.unibe.ch. Elle sera heureuse de répondre à vos questions.

Depuis le 1er janvier 2019, je soutiens la Faculté Vetsuisse en tant que coordinatrice de l'égalité des chances pour développer et mettre en œuvre des mesures d'égalité des chances et accompagner la relève scientifique vétérinaire, entre autres par les moyens suivants :

  • Mise en œuvre du plan d'égalité des sexes existant et élaboration d'un nouveau plan.
  • des ateliers ouverts et spécifiques sur la carrière et le leadership
  • coaching individuel et de groupe 
  • VetMENT, le généreux et très fructueux programme de mentorat de la faculté Vetsuisse, dans le cadre duquel, outre le mentorat, des ateliers sur la carrière, la mise en réseau des pairs et des séances mensuelles de coaching en groupe sont proposés

N'hésitez pas à me faire part de VOS idées et suggestions d'amélioration, afin que nous puissions faire de Vetsuisse Berne le meilleur endroit possible pour tous les jeunes scientifiques.

À bien des égards, j'ai vécu moi-même ce que vous avez maintenant à accomplir. Je suis devenu un "nomade académique" - un migrant à travers les disciplines et les pays germanophones pour réaliser l'intégration de notre famille de 6 personnes avec un travail ambitieux. Le résultat : un CV en patchwork.

J'ai obtenu mon doctorat au MPI pour l'immunobiologie en 1991, puis j'ai coordonné une expérience éducative internationale interdisciplinaire de troisième cycle, récompensée par l'UNESCO, sur la durabilité et les enjeux des grandes conférences mondiales de l'époque.

Par la suite, j'ai géré et soutenu la réorganisation de diverses unités académiques : un centre tropical, un centre de langues, un centre de carrière, et - en tant que professeur de sciences appliquées - j'ai développé 4 programmes d'études internationaux en tant que chef de division pour les ressources humaines, le développement organisationnel et le leadership avec 45 enseignants de renommée internationale.

Parallèlement, j'ai travaillé comme consultant pour des universités, des entreprises, des institutions gouvernementales et des organismes de financement (par exemple, le Stifterverband für die Wissenschaft) de grande renommée.

Depuis mon arrivée en Suisse, je continue à travailler en tant que freelance, en plus de mon engagement auprès de Vetsuisse. J'ai notamment développé et suis en train de mettre en œuvre le programme de leadership SNF-PRIMA.

Je suis très désireux de soutenir Vetsuisse dans ses efforts pour devenir une "organisation apprenante" (https://www.vetsuisse.ch/assets/leitbild.pdf), car il est prouvé que c'est la seule forme et culture de collaboration qui permet à la fois l'excellence, la diversité des perspectives et la durabilité.

Si vous avez des questions sur l'égalité ou le plan d'égalité, ou si vous souhaitez avoir une conversation personnelle avec moi, n'hésitez pas à me contacter.

silvie.klein-franke@vetsuisse.unibe.ch 
www.ideasXskills.eu